De nouvelles informations concernant la libération de la potence des deux hommes à Sirjan

mardi 5 janvier 2010

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Iran Human Rights, le 3 janvier : l’agence de presse gouvernementale ISCA a publié un rapport détaillé sur les circonstances de la libération et la pendaison de deux hommes à Sirjan le 22 décembre.

D’après un journaliste de l’agence ISCA, qui était présent sur les lieux, plus de 1500 personnes s’étaient réunies sur la place où les pendaisons publiques ont lieu. Le journaliste parle de gens anxieux, d’enfants en base âge et d’officiers hésitants.

Le rapport décrit : "plus de 1500 personnes s’étaient réunies, le nombre augmentait. Les potences ont été dressées. Les prisonniers ont été amenés sur place avec 45 minutes de retard. Ils étaient enchaînés aux chevilles et également enchaîné l’un à l’autre. L’un d’entre eux est tombé. Cela a affecté ceux qui étaient présents et qui ont ressenti de la pitié pour eux". Le rapport continue : "les officiers ont clairement hésité quant à qui devait leur passer la corde au cou. Aucun ne semblait vouloir le faire et s’attendait à ce qu’un autre s’en charge. Finalement quelqu’un s’en est occupé". "Les prisonniers se tenaient debout sur le toit d’une voiture, mais il n’était pas clair qui allait conduire la voiture". "La voiture a démarré, le lieu autour a été évacué et ils ont été pendus". "Quelques secondes plus tard, les gens ont commencé à jeter des pierres sur les forces de l’ordre qui n’avaient pas d’autre choix que de s’enfuir". Puis : "j’ai vu une femme qui s’est approchée de l’un des deux hommes pendus et qui a tenté de le sauver. Quelques instants plus tard, les deux hommes pendus avaient disparu, et la voiture qui avait servi à évacuer le lieu était en flammes".

Le rapport indique également que plus tard ce jour-là, deux personnes sont mortes sous les balles des forces de l’ordre lors d’affrontements dans la soirée après que les deux hommes aient été arrêtés et devaient être à nouveau pendus en public. D’après le journaliste, ils ont finalement été pendus dans la prison de Kerman.